La marche à la guerre en Europe a été rythmée de façon constante par les initiatives allemandes. Selon les mots d'Yves Durand, "La responsabilité du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale incombe indubitablement à l'Allemagne hitlérienne"[2]. Lorsque l'Allemagne envahit la Pologne, le Japon est déjà en guerre contre la Chine depuis 1937 et même 1931, mais, en dépit du pacte anti-Komintern signé par l'Allemagne et le Japon en 1936, les relations entre les deux pays restent distantes, et l'Allemagne ne soutient pas le Japon contre la Chine. D'autre part, jusqu'en 1941, aucun des deux belligérants de la guerre sino-japonaise n'ose déclarer formellement la guerre à l'autre, le premier à le faire risquant d'être désigné comme agresseur et de perdre la possibilité d'acheter des armes à l'étranger. Ce n'est qu'après l'attaque japonaise sur Pearl Harbour que Jiang Jeshi peut déclarer officiellement la guerre à l'envahisseur nippon et à ses partenaires de l'Axe, le 8 décembre 1941.
Le Japon, enlisé dans une guerre prévue au départ pour trois mois, est confronté à la difficulté d'occuper un territoire trop vaste et s'est livré à de nombreuses exactions contre les populations civiles (massacre de Nankin), en plus de recourir à maintes reprises aux armes chimiques.
Le 27 septembre 1940 a lieu à Berlin la signature du pacte tripartite par lequel le Japon reconnaît la prédominance de l'Allemagne et de l'Italie en Europe et ces deux derniers états, la suprématie du Japon en Asie. Les trois pays signent un pacte d'assistance mutuelle. Quant à l'Italie, théoriquement alliée de l'Allemagne depuis 1936, elle n'a déclaré la guerre à la France et à la Grande-Bretagne que le 10 juin 1940, et attaque la Grèce sans consulter les Allemands le 28 octobre 1940.
L'alliance de la Hongrie avec l'Allemagne à partir de 1938 lui vaut de réaliser des agrandissements territoriaux aux dépens de la Tchécoslovaquie et de la Roumanie. Cependant, lorsqu'elle adhère au pacte en novembre 1940, elle n'est pas encore belligérante. Ce n'est que le 27 juin 1941 que les armées hongroises s'engagent aux côtés de la Wehrmacht, contre l'URSS.
Lorsque la Roumanie adhère au pacte en novembre 1940, les troupes allemandes sont déjà présentes sur son territoire. Quelques mois plus tard, la Roumanie s'engagera de façon très déterminée aux côtés de l'Allemagne lors de l'invasion de l'URSS en juin 1941. L'armée roumaine n'hésite pas dès lors à participer non seulement aux opérations militaires, mais aussi aux exactions nazies en URSS : extermination massive des Juifs en Transistrie, ou de la population civile d'Odessa.
La Hongrie et la Roumanie ont envoyé plusieurs centaines de milliers d'hommes combattre aux côtés de l'Allemagne en URSS, ainsi d'ailleurs que l'Espagne de Franco, État théoriquement non-belligérant, mais qui fournit l'Axe en matières premières stratégiques et envoya les "volontaires" de la division Azul sur le front russe.
Le Régent de Yougoslavie signe une alliance avec l'Allemagne en mars 1941. Il s'ensuivit aussitôt un coup d'État militaire antiallemand : lorsque le nouveau roi imposé par le putsch dénonce l'alliance, l'Allemagne et l'Italie envahissent et démantèlent la Yougoslavie. L'État indépendant de Croatie devient un satellite de l'Allemagne nazie. Autre satellite de l'Allemagne, la Slovaquie, qui a adhéré au pacte tripartite en novembre 1940, déclare la guerre à l'URSS le 23 juin 1941.
La Bulgarie devient officiellement membre du pacte tripartite le 1er mars 1941 et laisse la Wehrmacht traverser son territoire pour envahir la Grèce. La Bulgarie profite de son alliance pour réaliser quelques agrandissements territoriaux. Elle ne participe pas à l'invasion de l'URSS, mais doit déclarer la guerre à l'Angleterre et aux États-Unis à la fin de 1941. Elle n'est en guerre contre l'URSS que pendant vingt-quatre heures, le 5-6 septembre 1944.
Après avoir été agressée par l'URSS en novembre 1939 avec la complicité passive de l'Allemagne, la Finlande se rapproche du Reich et déclare la guerre à l'URSS le 26 Juin 1941. Cependant, le Maréchal Mannerheim borne explicitement ses objectifs à la reprise des terres arrachées par les Soviétiques deux ans plus tôt.
En détruisant une partie de la flotte des États-Unis à Pearl-Harbour le 7 décembre 1941 et en envahissant la Malaisie, possession britannique, le Japon entre résolument dans la guerre contre les États-Unis et la Grande-Bretagne.
Le Japon et l'URSS se sont quant à eux affrontés en 1939 (bataille de Halhin Gol), mais ne rouvriront pas les hostilités avant le 8 août 1945. Le 21 décembre 1941, la Thaïlande signe un pacte défensif avec le Japon et déclare la guerre aux États-Unis et au Royaume-Uni. Le changement de gouvernement de juillet 1944 signifiera de fait l'abandon de l'alliance avec le Japon.
Le 8 septembre 1943, Badoglio, qui a remplacé Mussolini, rompt l'alliance avec l'Allemagne en signant un armistice avec les Alliés. Hitler envahit aussitôt la péninsule qu'il occupe jusqu'à Naples. En octobre, l'Italie déclare la guerre à son ancien partenaire.
A partir de la fin 1943, la Hongrie envisage un retournement d'alliance. Informé de ces préparatifs, Hitler ordonne l'occupation de la Hongrie le 19 mars 1944. Envahie par l'Armée rouge, la Roumanie rompt l'alliance avec l'Allemagne le 23 août 1944. Dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944, la Bulgarie change de camp et déclare la guerre à l'Allemagne. La Finlande signe un armistice avec l'URSS en septembre 1944 et retourne les armes contre l'Allemagne en décembre 1944.
Le Japon, enlisé dans une guerre prévue au départ pour trois mois, est confronté à la difficulté d'occuper un territoire trop vaste et s'est livré à de nombreuses exactions contre les populations civiles (massacre de Nankin), en plus de recourir à maintes reprises aux armes chimiques.
Le 27 septembre 1940 a lieu à Berlin la signature du pacte tripartite par lequel le Japon reconnaît la prédominance de l'Allemagne et de l'Italie en Europe et ces deux derniers états, la suprématie du Japon en Asie. Les trois pays signent un pacte d'assistance mutuelle. Quant à l'Italie, théoriquement alliée de l'Allemagne depuis 1936, elle n'a déclaré la guerre à la France et à la Grande-Bretagne que le 10 juin 1940, et attaque la Grèce sans consulter les Allemands le 28 octobre 1940.
L'alliance de la Hongrie avec l'Allemagne à partir de 1938 lui vaut de réaliser des agrandissements territoriaux aux dépens de la Tchécoslovaquie et de la Roumanie. Cependant, lorsqu'elle adhère au pacte en novembre 1940, elle n'est pas encore belligérante. Ce n'est que le 27 juin 1941 que les armées hongroises s'engagent aux côtés de la Wehrmacht, contre l'URSS.
Lorsque la Roumanie adhère au pacte en novembre 1940, les troupes allemandes sont déjà présentes sur son territoire. Quelques mois plus tard, la Roumanie s'engagera de façon très déterminée aux côtés de l'Allemagne lors de l'invasion de l'URSS en juin 1941. L'armée roumaine n'hésite pas dès lors à participer non seulement aux opérations militaires, mais aussi aux exactions nazies en URSS : extermination massive des Juifs en Transistrie, ou de la population civile d'Odessa.
La Hongrie et la Roumanie ont envoyé plusieurs centaines de milliers d'hommes combattre aux côtés de l'Allemagne en URSS, ainsi d'ailleurs que l'Espagne de Franco, État théoriquement non-belligérant, mais qui fournit l'Axe en matières premières stratégiques et envoya les "volontaires" de la division Azul sur le front russe.
Le Régent de Yougoslavie signe une alliance avec l'Allemagne en mars 1941. Il s'ensuivit aussitôt un coup d'État militaire antiallemand : lorsque le nouveau roi imposé par le putsch dénonce l'alliance, l'Allemagne et l'Italie envahissent et démantèlent la Yougoslavie. L'État indépendant de Croatie devient un satellite de l'Allemagne nazie. Autre satellite de l'Allemagne, la Slovaquie, qui a adhéré au pacte tripartite en novembre 1940, déclare la guerre à l'URSS le 23 juin 1941.
La Bulgarie devient officiellement membre du pacte tripartite le 1er mars 1941 et laisse la Wehrmacht traverser son territoire pour envahir la Grèce. La Bulgarie profite de son alliance pour réaliser quelques agrandissements territoriaux. Elle ne participe pas à l'invasion de l'URSS, mais doit déclarer la guerre à l'Angleterre et aux États-Unis à la fin de 1941. Elle n'est en guerre contre l'URSS que pendant vingt-quatre heures, le 5-6 septembre 1944.
Après avoir été agressée par l'URSS en novembre 1939 avec la complicité passive de l'Allemagne, la Finlande se rapproche du Reich et déclare la guerre à l'URSS le 26 Juin 1941. Cependant, le Maréchal Mannerheim borne explicitement ses objectifs à la reprise des terres arrachées par les Soviétiques deux ans plus tôt.
En détruisant une partie de la flotte des États-Unis à Pearl-Harbour le 7 décembre 1941 et en envahissant la Malaisie, possession britannique, le Japon entre résolument dans la guerre contre les États-Unis et la Grande-Bretagne.
Le Japon et l'URSS se sont quant à eux affrontés en 1939 (bataille de Halhin Gol), mais ne rouvriront pas les hostilités avant le 8 août 1945. Le 21 décembre 1941, la Thaïlande signe un pacte défensif avec le Japon et déclare la guerre aux États-Unis et au Royaume-Uni. Le changement de gouvernement de juillet 1944 signifiera de fait l'abandon de l'alliance avec le Japon.
Le 8 septembre 1943, Badoglio, qui a remplacé Mussolini, rompt l'alliance avec l'Allemagne en signant un armistice avec les Alliés. Hitler envahit aussitôt la péninsule qu'il occupe jusqu'à Naples. En octobre, l'Italie déclare la guerre à son ancien partenaire.
A partir de la fin 1943, la Hongrie envisage un retournement d'alliance. Informé de ces préparatifs, Hitler ordonne l'occupation de la Hongrie le 19 mars 1944. Envahie par l'Armée rouge, la Roumanie rompt l'alliance avec l'Allemagne le 23 août 1944. Dans la nuit du 8 au 9 septembre 1944, la Bulgarie change de camp et déclare la guerre à l'Allemagne. La Finlande signe un armistice avec l'URSS en septembre 1944 et retourne les armes contre l'Allemagne en décembre 1944.


